L’art en libre diffusion

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L’art en libre diffusion est plus communément appelé art libre dans la communauté des artistes dits libres. Il pose de nombreux problèmes de définition de part la diversité de ses contrats et bien sûr des problèmes idéologiques, même entre membres de cette communauté. Il est donc intéressant de voir ce que l’on trouve sous cette appellation non contrôlée.

1  La liberté artistique se résumant à une licence ?

Le terme art libre en lui même porte à confusion. On trouve deux appellations : art libre et art de libre diffusion. Quand une personne ne parle que d’art libre, il parle d’une œuvre sous contrat creative commons, licence art libre ou autre du même acabit. Une personne parlant de libre-diffusion va, en général, parler de ces mêmes licences et d’art libre pour les licences donnant les mêmes droits que la GPL.

Personnellement, je pense que le terme art libre pour des licences est très mauvais. L’art libre est caractérisé par une liberté de ton et de propos, pas une licence. En soit, elle caractérise la liberté de l’auteur plus que la liberté de son publique. Les licences de libre diffusion, elles, assurent au moins la liberté d’être spectateur de façon durable. Elle peut aider à la liberté de l’auteur, à condition qu’il soit convainquant et ait les moyens en accord avec sa vision. Il ne faut pas oublier non plus de lui fournir un moyen peu cher de se diffuser, on appelle ça internet aujourd’hui. Les licences de libre diffusion sont une aide dans le bon contexte, rien de plus. Elles assurent la liberté d’accéder à l’art pas la liberté de créer de l’art.

2  Les licences de libre diffusion les plus courantes

2.1  Licence art libre

La licence art libre est équivalente à la GPL dans les droits attribués. Les deux seules contraintes sont d’indiquer l’auteur ou les auteurs de l’œuvre et de redistribuer sous la même licence ou une licence compatible toute œuvre dérivée.

2.2  Les contrats Creative Commons

On trouve plusieurs contrats suivant les clauses que l’on rajoute ou non. Ils ne s’appliquent pas qu’aux œuvres, on peut trouver des papiers scientifiques sous creative commons. Même mon blog est sous 1cc.
Ces clauses peuvent sauter si l’auteur en donne la permission. On ne peut que faire sauter des closes. On n’est pas censé avoir le droit de mettre un fichier en cc avec des menottes numériques, c’est contre le principe de diffusion du contrat creative common. Je parlerai ici des contrats traduits en français.
Sans closes supplémentaires, on est dans le cas où l’on peut faire ce que l’on veut de l’œuvre dans les limites de la législation de son pays. C’est un moyen de faire une œuvre proverbiale.

2.2.1  La clause by

La clause de paternité consiste à donner le nom du ou des auteurs de l’œuvre originale. On ne peut pas lier l’auteur au discours tenu par un diffuseur de son œuvre, pas directement, il faut sa permission. Ce détail permet d’éviter de se retrouver lié au discours d’un parti politique que l’on exècre à cause du passage d’un de ses morceaux de musique, par exemple. D’ailleurs le droit français permet aussi d’interdire la diffusion du morceau dans ce cas précis, il me semble. Une cc-by est équivalente à la BSD.

2.2.2  la clause sa

Cette clause demande de distribuer cette œuvre et toute œuvre dérivée avec le même contrat. Une cc-by-sa est équivalente à une GPL.

2.2.3  la clause nd

On ne peut pas créer une œuvre dérivée, c’est à dire une modification de l’œuvre originale. Il me semble que cette clause saute avec le droit à la parodie en France, pour peu que l’on fasse une parodie bien sûr.
Personnellement, je trouve dommage de ne pas permettre à un autre artiste de donner une autre vision du même monde.

2.2.4  la clause nc

On ne peut pas commercialiser l’œuvre à moins que l’auteur ne vous en ait donné l’autorisation. Les sites payants (pubs, abonnement ou vente de données) diffusant de la musique en creative commons nc, demandez le droit, ou vous êtes dans l’illégalité.

3  Quel choix de licence ?

En soit, c’est un problème idéologique plus qu’autre choses. Personnellement, je préfère les licence à la BSD n’ayant pas le temps de faire la chasse aux contrevenants de ma licence. Maintenant, pour le public, le mieux est une licence très permissive. C’est comme l’art, une question de goût avant tout.

Date 2009 May 24
Etiquettes art en libre diffusion · arts · réflexion
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Auteur jean-mi
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